toute histoire est-elle critique

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Un début de problématisation ...

    ARON, R., Introduction à la philosophie de l'histoire : essai sur les limites de l'objectivité historique, 1938, Gallimard.
FEBVRE, L., Combats pour l'histoire, 1965, Armand Colin.
BRAUDEL, F., La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l'époque de Philippe II, extrait de la préface, dans Écrits sur
l'histoire, 1969, Champs Flammarion.
FURET, F., historien contemporain, Penser la révolution française, 1978, Folio Histoire, Gallimard.
RICŒUR, P., philosophe contemporain, Histoire et vérité, 1955, Seuil et Temps et récit I, 1983, Points Seuil.
A propos du révisionnisme, lire le beau livre de Pierre VIDAL¬NAGUET, Les Assassins de la mémoire, 1991, La Découverte.
Préalables
Comprendre une question, c'est être capable de l'insérer dans une problématique. Ici, la difficulté provient du fait que nous avons affaire à plusieurs problématiques dans une même question.
La première concerne le mot récit : faut-il classer l'histoire dans le genre récit (au même titre que le roman par exemple)? Mais la forme du récit est-elle compatible avec son caractère scientifique, avec le souci de vérité qu'ignore la fiction?
La seconde problématique est liée à la précédente. C'est en effet d'un même mouvement que certains historiens ont nié que l'histoire fût un récit, et qu'elle portât simplement sur des faits ou des événements ponctuels (récit des faits).
La dernière concerne la fin de la question. L'histoire est-elle une description du passé? Cette desciiption est-elle fidèle (tels qu'ils se sont passés)? Les problèmes qui sont soulevés ici touchent au caractère scientifique de l'histoire, à l'objectivité ou à la neutralité de l'historien.
Il est possible de dégager ainsi les questions après ana¬lyse : l'histoire est-elle un récit ? Est-elle le récit d'événe¬ments ? L'historien décrit-il fidèlement le passé ?
On peut enfin deviner une sorte de sous-entendu dans la

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question : l'historien n'aurait-il rien à dire sur notre présent et le sien ? Sa connaissance du passé lui permet-elle d'éclairer l'actualité, voire le futur proche ?
Il faut être sensible à toutes les lectures auxquelles se prête la question, afin de ne négliger aucun de ses aspects.
Pourquoi la question se pose
Toutes ces questions se sont d'abord posées aux histo¬riens. Sous l'impulsion de ladite « École des Annales d'his¬toire économique et sociale» (puis des Annales, tout court) fondée en 1939 en France par Marc Bloch et Lucien Febvre, illustrée ensuite par Fernand Braudel, ils ont mis en cause une certaine manière de faire de l'histoire, qui consistait principalement à relater les principaux événe¬ments de la vie politique des nations. Au contraire, ces his¬toriens entendaient accorder la priorité à l'histoire économique et sociale, à ces « non-événements » que sont les modes de vie, les mentalités, les grandes tendances de l'économie.
CRITIQUE
(n. f. et adj.) ÉTYM.: grec krinein, "discerner, trier". SENS ORDINAIRES: 1. Dénonciation vigoureuse, remise en question. 2. Compte rendu et appréciation argumentés d'une oeuvre, d'un spectacle (ex. "critique de cinéma"). PHILOSOPHIE: 1. Analyse des fondements. 2. Chez Kant: assignation à la raison de ses pouvoirs et de ses limites.
La critique renvoie à une activité spécifique de la raison*: opérer des partages, des discernements, et porter des jugements. La critique, c'est la raison dans sa dimension juridique: elle apparaît comme censeur et juge, séparant le bon grain de l'ivraie, distinguant le vrai du faux, le bon du mauvais. C'est au XVIII^e siècle surtout (philosophie des Lumières*) que s'est développée l'idée d'une soumission nécessaire de tous les objets aux normes d'une rationalité une et universelle: il convenait alors de dénoncer au tribunal de la raison tout ce qui, dans la religion, les moeurs, la politique, prétendait faussement à la légitimité et ne relevait en fait que de l'arbitraire et de l'historique. Mais ce mouvement de critique par la raison peut aussi bien se retourner contre la raison elle-même: c'est la leçon du criticisme kantien. La philosophie critique de Kant* se présente en effet comme critique des prétentions de la raison elle-même à délivrer une connaissance absolue. Kant trace les limites (celles de l'expérience) au-delà desquelles la raison ne peut s'aventurer sans délirer et dire indifféremment une chose et son contraire (l'âme, le monde comme totalité et Dieu ne peuvent donner lieu qu'à des antinomies*). La théorie critique de l'école de Francfort* apparaîtra comme critique de la raison dans son rapport avec des finalités techniques. On voit par là que la critique garde une dimension polémique essentielle: il s'agit toujours de dénoncer des droits seulement prétendus, des abus de pouvoir. La critique, c'est la raison dans son usage de contestation et de démystification.
TERMES VOISINS: discernement; évaluation; jugement. CORRÉLATS: Lumières; philosophie.

LA RAISON DANS L'HISTOIRE La philosophie de Hegel est celle de la réconciliation de l'Idée et du réel: il n'y a pas séparation ni divorce entre eux, car l'Idée est ce qui se réalise dans les faits et les faits sont toujours commandés par des structures idéelles. Dès lors, on ne peut plus condamner la raison philosophique pour son abstraction: elle renvoie au contraire à ce qu'il y a de plus effectif et de plus concret. C'est ce qui donne à la philosophie de l'histoire de Hegel son profil particulier: le sens de l'histoire devra être compris comme une histoire du sens. Hegel, _La Raison dans l'histoire_ (1837), trad. K. Papaioannou, Paris, UGE, coll. "10/18", 1965, pp. 47 et 52: "En ce qui concerne le concept provisoire de la philosophie de l'histoire, je voudrais remarquer ceci: le premier reproche qu'on adresse à la philosophie, c'est d'aborder l'histoire avec des idées et de la considérer selon des idées. Mais la seule idée qu'apporte la philosophie est la simple idée de raison -l'idée que la raison gouverne le monde et que par conséquent l'histoire universelle s'est elle aussi déroulée rationnellement [...]. L'objet de l'histoire [philosophique] est l'objet le plus concret, celui qui contient en soi la totalité des divers aspects de l'existence: l'Individu dont elle parle est l'Esprit du monde (Weltgeist). C'est cet objet concret, dans sa figure concrète et dans son évolution nécessaire, que la philosophie se donne comme objet lorsqu'elle traite de l'histoire. Pour la philosophie le fait premier n'est pas le destin, l'énergie, les passions des peuples et, conjointement, la bousculade informe des événements. Le fait premier pour la philosophie est l'Esprit même des événements, l'Esprit qui les a produits, car c'est lui qui est l'Hermès, le conducteur des peuples." -Histoire et philosophie Faire la philosophie de l'histoire ne consiste pas à plaquer sur les événements historiques des grilles d'interprétation théorique, ou encore à choisir dans l'histoire des exemples pour illustrer des concepts philosophiques: dans les deux cas, les deux domaines de recherche restent relativement étrangers l'un à l'autre. Il s'agit au contraire de comprendre que la raison est l'objet de l'histoire aussi bien que de la philosophie: c'est la même raison qui se déploie dans la pensée philosophique et qui commande à l'évolution de l'histoire de l'humanité. La philosophie comprend l'histoire parce que l'histoire réalise la philosophie. -L'Esprit du Monde L'objet d'étude est donc cette réalisation de la raison dans l'histoire. Hegel n'étudiera pas dans leur particularité l'histoire des rois, des batailles, des révolutions, et des passions politiques. Il cherchera plutôt à comprendre comment s'opère, dans ce qui peut sembler un chaos informe d'événements, l'accomplissement logique de la raison universelle. C'est ce dynamisme interne qu'il faut décrire car il conduit la marche du monde. Il n'y a histoire, pour Hegel, que de l'Esprit. HISTOIRE Contrairement à la langue allemande -qui distingue Geschichte et Historie- le français utilise un seul mot qui recouvre deux significations bien distinctes: l'histoire, c'est d'abord le devenir historique (Geschichte); mais c'est aussi, d'après le grec historia, qui signifie "enquête", la connaissance que l'historien essaie de constituer. -La connaissance historique 1. L'histoire, science du passé? Ce que l'historien cherche à saisir, ce n'est pas, en tant que tel, le passé, mais des actions humaines, des faits sociaux ou politiques considérés à travers une variable qui est le temps, et rapportés dans un récit organisé selon la chronologie. Telle est la spécificité du discours historique. 2. L'histoire: science ou récit? L'histoire se donne d'abord comme un récit, où interviennent des individus au cours de tel ou tel événement. Se rejoignent ici deux autres sens du mot histoire: celui qui fait de l'histoire (l'historien) doit "raconter une histoire": l'histoire relève en cela des disciplines littéraires et de grands historiens, tels Voltaire ou Michelet, furent de grands écrivains. Or, une histoire purement littéraire se proposerait uniquement de séduire ou d'éduquer; son but serait esthétique ou moral. Mais une histoire purement objective est-elle possible? "Le bon historien, écrivait Fénelon, n'est d'aucun lieu ni d'aucun temps": voilà en apparence une règle d'or pour l'objectivité historique. Mais c'est une règle fausse: car il n'y a d'enquête historique que par rapport à un présent qui est celui de l'historien. La Révolution française, par exemple, aurait-elle suscité tant de travaux et de recherches si elle ne continuait pas d'être perçue comme fondatrice des valeurs et des idéaux de notre société? Toute histoire est aussi mémoire. 3. L'histoire, science des événements ou des structures? Pour éviter l'élaboration d'une histoire purement littéraire, les historiens de la fin du siècle dernier ont conçu leur science sur un modèle "positiviste*": ne dire que les faits*, dans leur exacte chronologie, dépouillés de toute interprétation. Mais, en se concentrant sur les seuls événements, ce type d'histoire n'a-t-il pas tendance à privilégier ce qui n'est peut-être que l'"écume" de la réalité historique: l'histoire politique ou militaire, au détriment d'autres phénomènes, plus souterrains, comme l'économie, la démographie, les mentalités...? Telle fut la critique adressée à l'histoire positiviste et événementielle par ce que l'on appelle la "nouvelle histoire", fondée au début des années trente par Marc Bloch et Lucien Fevbre. Cette "nouvelle histoire" met en évidence l'existence de différents niveaux de la réalité historique, chacun relevant d'une durée propre, irréductible au seul temps court et précipité des événements. Elle insiste sur la longue durée, celle des évolutions historiques structurelles, où l'on peut découvrir plus de régularité que dans les événements. 4. Le statut d'une science humaine La "nouvelle histoire", en voulant exclure l'événement au profit des structures, ne témoigne-t-elle pas elle aussi, en fin de compte, d'une volonté positiviste: parvenir à une analyse parfaitement objective et quantitative des phénomènes sociaux, sans tenir compte des hommes et de leurs intentions? Or, si l'histoire est une science, elle ne l'est pas à la manière des sciences physiques. L'historien ne cherche pas seulement à établir des faits ou des lois*, mais aussi à comprendre* le sens* des actions humaines. La connaissance historique est une herméneutique*, c'est-à-dire une science de l'interprétation*. Le devenir historique 1. Le rôle des hommes dans l'histoire Il n'y aurait évidemment pas d'histoire sans hommes qui agissent en poursuivant des buts conscients. Mais sont-ils les auteurs, ou seulement les acteurs de l'histoire, voire les agents inconscients de forces historiques objectives? Les différentes conceptions de la connaissance historique engagent, sur ces questions, des réponses différentes. Une histoire événementielle aura tendance à mettre en évidence l'influence de l'action des "grands hommes" et à faire dépendre (au moins en partie) le devenir* historique de leur personnalité. Une histoire plus attentive aux structures et à la "longue durée" s'intéressera davantage aux masses anonymes et repérera des causes objectives de l'évolution historique. 2. Y a-t-il une raison dans l'histoire? L'importance accordée aux grands hommes et aux événements conduit à concevoir l'histoire comme étant le résultat, finalement contingent et imprévisible, des actions humaines. Mais si l'histoire est le fruit de la liberté humaine, en offrant le spectacle de passions enchevêtrées et contrariées, elle paraît profondément déraisonnable. On peut cependant se demander si, derrière la contingence, le désordre et l'irrationalité manifestes des actions humaines, il n'y a pas une nécessité, un ordre, une rationalité. Tel est le postulat fondamental du déterminisme historique qui se développa au XIX^e siècle avec Hegel* et Marx*. Ce déterminisme repose sur quatre idées principales: a. Il faut distinguer dans l'histoire un plan de l'apparence -les actions des hommes, les événements- et un plan de l'essence*: des lois fondamentales qui confèrent au devenir historique un ordre inaperçu de prime abord. Ainsi, chez Hegel*, l'histoire est en son fond la réalisation progressive de l'Esprit*. Contre cet idéalisme, Marx a voulu retrouver les lois de l'histoire au niveau des modes de production économiques (cf. Matérialisme historique). b. Les hommes font l'histoire, mais ils ne font pas librement l'histoire qu'ils veulent. Il existe un décalage entre les buts conscients des actions humaines et leur sens historique profond. Les mobiles individuels sont des "ruses de la raison" (Hegel), c'est-à-dire les voies particulières par lesquelles la rationalité et l'universel s'accomplissent. c. L'histoire a un sens*, au double sens de "signification", et de "direction". Elle tend vers une fin qui est l'universel réalisé (le savoir absolu chez Hegel, le communisme chez Marx). Cette fin est aussi un avènement et le début d'une autre histoire, dont les hommes seront les maîtres et les sujets conscients. d. Toute transformation historique profonde doit donc être regardée comme un progrès*. Les grandes philosophies du progrès du XVIII^e siècle (Kant*, Condorcet*...) annoncent en cela certains des thèmes majeurs des philosophies de l'histoire du siècle suivant. 3. Mort des philosophies de l'histoire? Les événements du XX^e siècle (guerres mondiales, génocides*...) se sont chargés de dissiper les illusions du progrès* historique, et nous percevons mieux aujourd'hui ce que les grandes philosophies de l'histoire du XIX^e siècle devaient à des espérances de type religieux. Il n'est pas sûr, pourtant, que le relativisme* historique qui semble accompagner la fin du XX^e siècle, ne produise pas à son tour une mythologie inverse et tout aussi dangereuse. Car penser que l'histoire a un sens et qu'elle peut être le lieu d'un progrès présente ce que Kant appellerait un intérêt "pratique", c'est-à-dire moral: refuser de voir notre propre histoire nous échapper, et oeuvrer en vue d'un état futur et meilleur de l'humanité. FIN DE L'HISTOIRE C'est le terme, en même temps que l'achèvement, d'une certaine "histoire" marquée par la violence et l'aliénation (chez Hegel), la lutte des classes (chez Marx). Pour le philosophe américain Francis Fukuyama, la fin de l'histoire annoncée par Hegel s'accomplit effectivement aujourd'hui. C'est la victoire des tenants du modèle démocratique et libéral sur leurs adversaires. L'abandon de tout projet de société alternatif marque la fin d'une époque, et ouvre une ère nouvelle. Mais si toutes les nations doivent finir par se rallier à l'idéal démocratique, cela ne signifie pas encore que la paix est sur le point de régner sans partage. Bien d'autres causes de conflit subsistent; de fait, les guerres civiles et les conflits ethniques, notamment, ont plutôt tendance à se généraliser en l'absence des deux blocs qui ont pu, pendant un certain temps, "geler" les principales causes d'affrontement (Francis Fukuyama, _La Fin de l'histoire?_, 1989; _La Fin de l'histoire et le dernier homme_, 1992). TEXTES CLÉS: G.W.F. Hegel, La Raison dans l'histoire; E. Kant, Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique; F. Nietzsche, Considérations inactuelles; K. Marx, F. Engels, L'Idéologie allemande; R. Aron, Dimensions de la conscience historique. CORRÉLATS: déterminisme; mémoire; objectivité; progrès; sciences humaines. HISTORICISME (n. m.) ÉTYM.: grec historicos, "qui concerne l'histoire". SENS ORDINAIRE: doctrine ou thèse philosophique selon laquelle la vérité n'est pas dissociable de circonstances historiques particulières, et ne peut donc être ni intemporelle, ni universelle. PHILOSOPHIE: 1. Doctrine d'après laquelle la vérité et les dispositions juridiques évoluent avec l'histoire et doivent, de ce fait, être relativisées. 2. Approche historique caractérisée par le souci de comprendre les idées et les institutions humaines en les replaçant convenablement dans leur contexte, afin de rejeter, par là même, tout système de référence absolu. 3. Selon Karl Popper: théorie propre aux sciences sociales d'après laquelle la connaissance d'ordre scientifique des lois générales de l'histoire peut permettre d'anticiper, au moins partiellement, l'avenir (_Misère de l'historicisme_, 1945). Connoté tout d'abord négativement (par le philosophe Feuerbach* par exemple), l'historicisme, ou "historisme", désigne la prétention d'expliquer toutes les figures culturelles et symboliques en les réintégrant dans leur contexte social ou historique. Dans un second temps -et dans une perspective hégélienne-, cette conception de l'histoire* a été valorisée: elle a été présentée comme étant particulièrement apte à permettre une compréhension de la temporalité* propre aux productions de l'humanité, et à la condition humaine en général. Plus récemment, le philosophe Karl Popper* a dénoncé l'historicisme en se fondant sur une critique plus générale des sciences humaines quant à leur prétention d'absorber des domaines qui ne sont pas de leur ressort: les méthodes des sciences de la nature, selon Karl Popper, ne peuvent s'appliquer telles quelles à l'histoire; de tels abus préfigurent une forme de "totalitarisme*". Dans une perspective voisine, le philosophe Léo Strauss* dénonce le relativisme*, voire le nihilisme* que l'historicisme peut induire. En effet, d'après Léo Strauss, selon cette conception toute connaissance supposerait un cadre de référence, un horizon hors duquel tout examen, toute observation pertinente serait inconcevable, si bien que la conscience humaine serait "soumise au destin, à cet inconnu dont la pensée ne peut se rendre maître, ni prévoir les agissements" (_Droit naturel et histoire_, Champs-Flammarion, 1986, p. 36). CORRÉLATS: histoire; historicité; nihilisme; objectivité; vérité. HISTORICITÉ (n. f.) ÉTYM.: grec historicos, "qui concerne l'histoire". PHILOSOPHIE: caractère des êtres humains dont la temporalité -comme conscience du passé et anticipation de l'avenir- est une dimension constitutive (cf. Existentialisme). CORRÉLATS: devenir; histoire.

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