est-il juste d'affirmer que , pour bien connaître autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?

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Un début de problématisation ...

    La moralité commune repose sur l'impératif d'une substitution des points de vue entre deux sujets, ouvrant l'espace, public, d'un dialogue au sujet du juste et du bien. L'impératif évangélique : ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse, présuppose qu'autrui partage avec moi une même essence, une même humanité. Je ne pourrais ainsi concevoir de communauté que si l'autre est susceptible d’être le sujet d’une égalité morale avec ses semblables. Par ailleurs, étant semblables, on pourrait penser que je peux connaître autrui : il serait d’autant plus facile de le connaître qu’il est en un sens même que moi.
Mais cette égalité, cette « semblance » fait problème : si l'on peut parler d'une intersubjectivité morale entre les hommes, propre à permettre tout endossement par quiconque du point de vue de l'autre et de l’impératif dont le respect fait de chacun le prochain de tous, cet endossement est-il possible hors du champ strict de la moralité, à savoir sur le plan des pensées, des sentiments, du pathos, des sensations ? Peut-on soutenir, dès lors, et dans quelles limites, que pour connaître autrui l'on peut se mettre à la place de l'autre ?
Nous voyons ici la notion d'autrui se complexifier : autrui est-il un individu, tout individu en droit ? Est-il pour moi une histoire singulière (insaisissable en son infinie diversité), un sujet, un automate, un ensemble de signes sans sujet strictement assignable (parole, gestes, etc.) ? L'expression contenue dans la question posée nous indique tout au plus qu'il ne saurait s'agir d'une chose : en tentant de me mettre à la place d'un autre pour le connaître, je me lie, au cœur d'une épreuve au dénouement incertain, à la personne d'autrui. Ce problème concerne donc directement ce que nous pouvons désigner sous les termes d'épreuve de substitution : est-elle possible ? Cette épreuve me garantit-elle que je peux connaître autrui ? Dans quelle mesure ?


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Citations sur est-il juste d'affirmer que , pour bien connaître autrui il faut tenter de se mettre à sa place ? :

puce Sait-on bien juste à  quel point il faut peu de talent pour réussir ?.. - d'Aurevilly Barbey
puce Le corps est l'ensemble de nos pouvoirs, son être n'est compréhensible qu'à partir de l'essence de la puissance... La multiplicité des actes comme de leurs moyens immédiats n'est donc un problème que pour la pensée qui prétend tout tenir et connaître dans l'espace qui est le sien et c'est en lui tournant le dos qu'il faut tenter de saisir la puissance dans sa capacité indéfinie de reproduction, c'est à dire dans son essence même... L'essence de la puissance n'est donc pas l'Inconscient mais le premier apparaître, la venue en soi de la vie. - michel henry
puce L'homme est pour lui même simultanément Je et Tu. S'il peut se mettre à la place de l'autre, c'est précisément parce qu'il a pour objet, non pas son individualité, mais son espèce, son essence. - Feuerbach
puce Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître c’est de chercher à comprendre autrui. - André Gide
puce Le meilleur moyen pour apprendre à se connaître, c'est de chercher à comprendre autrui. - André Gide