est-il juste d'affirmer que , pour bien connaître autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?
Sujets / Le sujet / Autrui /
Un début de problématisation ...
La moralité commune repose sur l'impératif d'une substitution des points de vue entre deux sujets, ouvrant l'espace, public, d'un dialogue au
sujet du juste et du bien. L'impératif évangélique : ne fais pas à
autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse, présuppose qu'autrui partage avec moi une même essence, une même humanité. Je ne pourrais ainsi concevoir de communauté que si l'autre est susceptible d’être le
sujet d’une égalité
morale avec ses semblables. Par ailleurs, étant semblables, on pourrait penser que je peux connaître
autrui : il serait d’autant plus facile de le connaître qu’il est en un sens même que moi.
Mais cette égalité, cette « semblance »
fait problème : si l'on peut parler d'une intersubjectivité
morale entre les hommes, propre à permettre tout endossement par quiconque du point de vue de l'autre et de l’impératif dont le respect
fait de chacun le prochain de tous, cet endossement est-il possible hors du champ strict de la moralité, à savoir sur le plan des pensées, des sentiments, du pathos, des sensations ? Peut-on soutenir, dès lors, et dans quelles limites, que pour connaître
autrui l'on peut se mettre à la place de l'autre ?
Nous voyons ici la notion d'autrui se complexifier :
autrui est-il un individu, tout individu en
droit ? Est-il pour moi une
histoire singulière (insaisissable en son infinie diversité), un sujet, un automate, un ensemble de signes sans
sujet strictement assignable (parole, gestes, etc.) ? L'expression contenue dans la question posée nous indique tout au plus qu'il ne saurait s'agir d'une chose : en tentant de me mettre à la place d'un autre pour le connaître, je me lie, au cœur d'une épreuve au dénouement incertain, à la personne d'autrui. Ce problème concerne donc directement ce que nous pouvons désigner sous les termes d'épreuve de substitution : est-elle possible ? Cette épreuve me garantit-elle que je peux connaître
autrui ? Dans quelle mesure ?
Obtenir un corrigé personnalisé du sujet de philosophie : est-il juste d'affirmer que , pour bien connaître autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?
Vous devez traiter ce sujet ?
Notre équipe de professeurs de philosophie se propose de réaliser pour vous un véritable corrigé de "
est-il juste d'affirmer que , pour bien connaître autrui il faut tenter de se mettre à sa place ?". Votre sujet
de philo sera traité selon les indications que vous fournirez. Vous pouvez même spécifier le délai sous lequel vous souhaitez recevoir votre correction.
Vous recevrez votre corrigé par email, en toute simplicité, dés que votre sujet aura été traité.
Sujets similaires :
POUR ËTRE JUSTE SUFFIT-IL DE RESPECTER LE DROIT ?
(La justice et le droit) Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis?
(Le soi) Peut - on apprendre à se connaître soi-même?
(Le soi) Le juste et l'injuste ne sont-ils que des conventions ? (BAC L 2005)
(La justice et le droit) Raisonne-t-on bien quand on veut avoir raison à tout prix ? (BAC STT 2005)
(Le savoir)