Y a-t-il des langages plus riches que d’autres ?

Y a-t-il des langages plus riches que d’autres ? Sujets / La culture / Le langage /

Un début de problématisation ...

    L’apport de la phénoménologie à la compréhension du problème de la vérité est révolutionnaire�: alors que, jusqu’alors, on avait toujours penser la vérité (et la démarche de connaissance qui mène à elle) comme une adéquation entre un sujet qui constitue des concepts, et un objet, visé dans l’expérience, qui donne l’intuition d’une nature, alors qu’on avait toujours vu la conscience et le cogito comme source constitutive de l‘objet, synthèse de sa compréhension, et qu’on avait repoussé la perception en dehors de l’acte constitutif de la vérité, - n’étant, par exemple chez Leibniz, que l’occasion de retrouver les idées rationnelles telles qu’elles sont innées dans l’esprit -, la phénoménologie avait montré l’impasse d’une telle analyse du processus de la connaissance�: si, en effet, c’est dans le sujet que se constitue le sens de l’objet, et si c’est la synthèse conceptuelle qui lui donne sa vérité en même temps que son unité, comment concevoir que quelque chose soit donné, et si ce quelque chose est donné, comment concevoir qu’il puisse être appréhendé par une conscience, qui, en tant que pensée, lui est radicalement distincte�? Si l’objet est donné dans une expérience sensible, et si la perception est la fréquentation de la res extensa qu’est le corps, comment concevoir qu’on puisse y reconnaître une vérité par et dans la res cogitans, c’est à dire convertir cette expérience en un concept, ce vécu empirique en une pensée ? Si c’est le sujet qui, à son tour, par son pouvoir transcendantal de synthèse, constitue l’objet comme ce qui m’est donné, le donné en tant que tel ne m’est pas donné, et l’objet n’est alors que le corrélatif intérieur de ma conscience, c’est-à-dire que c’est un pur objet de pensée. La phénoménologie, au contraire, entend restaurer le «� rapport aux choses mêmes�», c’est-à-dire montrer qu’il y a bien une extériorisation du sujet, une ouverture du sujet à ce qu’il n’est pas, une épreuve du donné, qui est irréductible à tout mon pouvoir de représentation. Dire que «�toute conscience est conscience de quelque chose�», c’est reconnaître, par-là, que le sujet ne se constitue pas comme fermeture dans la synthèse intime du sujet, mais comme ouverture du sujet au monde, comme épreuve de la non-coïncidence avec soi, comme transcendance de l’ego, comme le dit Sartre.

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Citations sur Y a-t-il des langages plus riches que d’autres ? :

puce Les riches qui pensent que les pauvres sont heureux ne sont pas plus bêtes que les pauvres qui pensent que les riches le sont. - Mark Twain
puce C'est souvent en rachetant les actions des pessimistes que les optimistes deviennent riches. - Robert G. Allen
puce Il faut plaindre les riches : leurs biens les environnent et ne les pénètrent pas. - Anatole France
puce L'argent ne fait pas le bonheur. C'est même à  se demander pourquoi les riches y tiennent tant. - Georges Feydeau
puce Ce ne sont pas les gens riches qui oppriment le peuple, mais ceux qui veulent le devenir. - Louis-Ambroise vicomte de Bonald